Présentation

Laureline, Chercheuse artistique et art thérapeute formée à l’INECAT(Institut National d’Expression de Création d’Art et de Transformation) dirigé par Jean-Pierre Klein psychiatre honoraire des hôpitaux, pionnier de l’Art-Thérapie en France.

La peinture est une rencontre toute récente, du noir et du blanc principalement avec un seul pinceau fin et la peinture que je tire jusqu’à sa pénurie.
Mes recherches se portent sur l’épure, la ligne, l’effilochement, le dépouillement et l’épuisement du geste. En un minimum de trait puis-je représenter ce qui m’habite ?
Mes influences sont marquées par mes lectures en philosophie telles que Maldiney, Deleuze, Didi-Huberman, Bachelard… par la poésie de Rilke, Michaux, Artaud, Du Bouchet, Char, Pessoa, Garcia Lorca… et la littérature de Samuel Beckett principalement.

La photographie, est pour moi une certaine façon d’appartenir au monde.
Mes sujets de recherches se centrent tout autour des limites entre l’ombre et la lumière, dans les proportions d’un monde renversé, sur les grands espaces inhabités, des lieux dépeuplés où la nature reprend ses droits, je capture également le silence du matin. Je joue sur l’abstraction photographique.
Il n’y a pas de légendes das mes photographies, pas de récit à raconter. Je donne à entendre de l’image ce qui est indicible.

Depuis 2008 j’accompagne des personnes autistes dans la vie de tous les jours et cette vie de tous les jours est un bombardement sensoriel. Depuis 2 ans je mène des ateliers en art-thérapie. Par l’intermédiaire de l’art, les personnes autistes peuvent ralentir leur rythme, poser leur présence et donner du sens à leur sensibilité exacerbée. C’est aussi faire un bout de chemin dans le risque de la hauteur, découvrir les passages du noir et/au blanc, de la forme au fond, de la couleur avec ses nuances, de l’épaisseur de la matière à sa consistance, c’est donner les outils nécessaire pour passer de l’informe inhabitable à une forme qui tienne.